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Catégorie : Article - Efficacité au travail - Organisation et méthode de travail

Recueil condensé à la Cour d’appel du Québec : guide pratique

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Recueil condensé à la Cour d’appel du Québec : guide pratique
Dans cet article, découvrez ce qu'est un recueil condensé à la Cour d'appel du Québec, pourquoi il constitue un outil stratégique lors d'une audition sur le fond et comment le préparer conformément aux usages de la Cour. Vous y trouverez également des conseils pratiques sur son contenu, son organisation, son dépôt, ainsi que les réponses aux questions les plus fréquentes concernant le plan de plaidoirie, les copies requises et la version électronique.

À propos des auteurs

Photo de Pierre-Olivier Lapointe Pierre-Olivier Lapointe
Monsieur Lapointe est président du Groupe Lafortune et œuvre depuis plus de 25 ans au cœur de la préparation de dossiers judiciaires. Il porte un regard pratique et humain sur les transformations de la pratique juridique, entre rigueur procédurale, organisation du travail et innovation.

 

 

Julie Tondreau
Consultante en pédagogie auprès de Lafortune Formation, Mme Julie Tondreau a créé plus d’une centaine de formations juridiques, en plus d’avoir rédigé plusieurs articles et ouvrages de référence comme Le Manuel des procédures contentieuses*, Le Manuel des procédures non contentieuses**, Le Manuel de la correspondance juridique et le Lexique juridique annoté.

 

 


 

Son rôle n’est pas d’ajouter quoi que ce soit au dossier. Tout ce qu’il contient s’y trouve déjà. Sa fonction est de réunir l’essentiel pour que la Cour n’ait pas à fouiller dans des centaines de pages pendant que l’avocat plaide. On y trouve souvent, en ouverture, un court plan de plaidoirie qui annonce la structure de l’argumentation.

En somme, c’est la version concentrée et ordonnée du dossier, pensée pour le moment précis de l’audience.

Une fois qu’on a saisi ce qu’il est, son intérêt réel apparaît. Le recueil condensé n’est pas une exigence administrative à cocher; c’est un instrument de persuasion.

D’abord, il démontre une rigueur et une structure qui transparaissent immédiatement aux yeux de la Cour. Le fond n’a pas encore été plaidé que le ton est déjà donné.

 

 

Enfin, l’ordre des onglets devient décisif. Lorsqu’il est pensé pour suivre le fil de la plaidoirie, le recueil évite les interruptions et les recherches en cours d’audience. Un onglet à la fois, on suit l’avocat qui nous guide. La Cour n’est plus en train de feuilleter; elle écoute, et chaque pièce arrive exactement quand le raisonnement l’appelle.

Un recueil condensé réussi ne se contente pas de rassembler des documents. Il met en scène un raisonnement.

 

Le recueil est-il encadré par un règlement?

Non. Le recueil condensé n’est pas expressément encadré par le Règlement de la Cour d’appel du Québec en matière civile. En pratique, la conformité repose sur deux sources : les modalités précisées par le greffier (souvent dans un jugement ou un procès-verbal) et certaines directives administratives, notamment en matière de confection des fichiers électroniques.

Selon les directives de la Juge en chef en matière de documents électroniques (rév. mars 2026), le document doit:

  • Comporter des signets;
  • Être recherchable (ROC);
  • Être nommé selon les directives de nommages en vigueur; et
  • Ne pas dépasser la limite soit 250m

Quelle couleur et quelle mise en forme adopter?

Aucune règle officielle n’impose une couleur de page couverture. Les usages recommandent toutefois :

  • jaune pour l’appelant
  • vert pour l’intimé
  • gris pour les autres parties

Pour l’impression, le recto verso est accepté. Le plan de plaidoirie, lui, peut être imprimé en recto seulement.

Questions fréquentes

Le recueil condensé est-il obligatoire?

Il devient nécessaire lorsque la Cour ou les modalités du dossier le requièrent. C’est un outil de consultation au soutien de la plaidoirie, pas un acte de procédure autonome.

Ce qu’il faut retenir

Malgré l’absence de règles détaillées, quelques lignes directrices sont incontournables :

  • n’utiliser que les pièces déjà déposées
  • respecter la limite de 2 pages pour le plan de plaidoirie
  • structurer le document avec onglets et table des matières
  • préparer des copies papier en nombre suffisant (4 pour la Cour, 1 par partie adverse)
  • produire une version électronique conforme

 

La rigueur paie, et elle se voit

Au terme de ce parcours, une chose ressort. Le recueil condensé est avant tout un outil au service de la Cour, mais c’est aussi un reflet de celui qui le dépose. Sa qualité repose moins sur des exigences réglementaires strictes que sur la rigueur, la clarté et le respect des pratiques reconnues.

 

Un recueil signé Lafortune, c’est cet investissement en rigueur et en savoir-faire,
pour que l’avocat puisse se concentrer sur l’essentiel : plaider.

Lecture complémentaire

La préparation d’un recueil condensé s’inscrit dans une démarche plus large visant à assurer la conformité et l’efficacité d’un dossier en appel. Pour approfondir le sujet, consultez également notre article « Cour d’appel du Québec : 10 exigences à maîtriser pour un mémoire d’appel conforme ».

Vous y découvrirez les principales règles relatives aux délais, à la conformité documentaire, aux exigences formelles de la Cour d’appel et au dépôt numérique, ainsi que les bonnes pratiques permettant de réduire les risques d’erreur lors de la préparation d’un mémoire d’appel.

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